- mardi 31 janvier 2017
Ce matin, le président Winiki SAGE a réuni les membres du Conseil Économique Social et Culturel (CESC) en assemblée plénière, la première de l’année.
Lors de cette séance plénière les membres du CESC ont rendu un avis sur un projet de « loi du pays » relatif à la Charte de l’Éducation de la Polynésie française.
Projet de « loi du pays » relatif à la Charte de l’Éducation de la Polynésie française
Conscient du défi qui consiste à mobiliser et rapprocher l’ensemble des acteurs concernés dans la perspective d’améliorer l’éducation et l’instruction de la jeunesse polynésienne, le CESC ne peut qu’adhérer aux objectifs fixés par le projet de Charte de l’Éducation de Polynésie française qui lui est soumis.
L’Éducation porte en elle une force dont les enjeux sont majeurs pour permettre à tous les enfants de devenir des citoyens dans une démocratie, pleinement insérés dans la société d’aujourd’hui et de demain. Tel est le défi essentiel que l’Éducation doit relever.
Pour y parvenir, l’action publique doit être cohérente et s’assurer de l’adéquation entre les moyens donnés et les objectifs assignés. La politique éducative doit être coordonnée à tous les échelons de la « chaîne » afin de lutter contre l’échec scolaire. A cette fin, elle doit se doter d’indicateurs qui permettront de mesurer au mieux la performance de la politique menée et de formuler les axes prioritaires que le Pays doit vivement emprunter.
Le CESC rappelle que le Pays doit offrir à chacun la possibilité de nouvelles chances au risque de voir les jeunes décrocheurs ou en échec scolaire s’enfermer dans le renoncement.
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Ce sont tous les acteurs concernés, l’État, le Pays, les communes, les établissements scolaires, les équipes pédagogiques, qui doivent chercher, créer, innover, s’adapter dans le but de ne laisser aucun élève au bord de la route.
L’école n’étant pas le seul lieu d’éducation des enfants et des jeunes, il est important de favoriser d’autres projets éducatifs en partenariat avec les quartiers et les associations notamment.
Enfin, les parents constituent un maillon essentiel dans l’éducation de leurs enfants. Premiers liens relationnels de l’enfant, ils doivent pleinement jouer leur rôle et être impliqués dans chaque étape de l’éducation de ce dernier.
Tel est l’avis du Conseil économique, social et culturel concernant le projet de « loi du pays » relatif à la Charte de l’Éducation de la Polynésie française.
Présenté par madame Yasmina MOLLIMARD et monsieur Tepuanui SNOW, l’avis a été adopté par 29 votes pour, 0 vote contre, et 7 abstentions.
Hommage en mémoire de John Taroanui DOOM
À l’issue de leur séance de travail, les membres et le personnel de l’institution ont souhaité rendre un hommage particulier à « Papy DOOM ». Avant de marquer la minute de silence consacrée, l’ensemble des personnes présentes s’est levé pour entonner la chanson favorite de ce dernier « Te Fatu ». Un diaporama illustrant les moments les plus marquants de la vie de cet homme de culture a ensuite été projeté. Plusieurs proches de celui-ci ont été conviés à cette cérémonie, parmi lesquels, sa sœur Eleonor DOOM, sa petite-fille Heiava LENOIR, et plusieurs membres de l’Académie Tahitienne. Les personnalités présentes n’ont pas manqué de saluer la vie remarquable de « Papy DOOM », notamment le président de l’Assemblée Marcel TUIHANI, la ministre du tourisme Nicole BOUTEAU, le ministre de la culture Heremoana MAAMAATUAIAHUTAPU, le Consul de Chine LONG Ling, et le président du CESC Winiki SAGE.
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Exposition culturelle et projection de documentaires
Pour célébrer l’année du Coq de feu, le CESC accueille jusqu’au 10 février prochain une exposition sur l’histoire de la création de la plantation d’Atimaono et l’arrivée des premiers chinois en Polynésie française.
Organisée en partenariat avec Roland SAM de l’association « Varua Tupuna Taina », cette exposition raconte l’histoire durant laquelle plus de 1.000 chinois ont été déplacés de la Chine continentale pour travailler à la « Plantation Steward » sur le domaine Eugénie d’Atimaono pour la « Tahiti Cotton and Coffee Plantation Cy Ltd ».
Grâce à la collaboration de l’association Si Ni Tong et de Louis Shan Sei Fan, les généalogies des descendants de ces travailleurs chinois sont présentées au grand public. Il peut paraître surprenant de savoir que plusieurs personnalités polynésiennes ont des origines chinoises : Pouvanaa A OOPA, Coco Hotahota, Tauhiti Nena, Patrick GALENON, Cyril LE GAYIC, etc.
Avec le partenariat de Nelson LIAO, une série de documentaires sera projetée dans l’hémicycle de l’institution? le matin à 10h00 et l’après-midi à 14h00. Un documentaire d’une durée de 14 minutes retrace l’arrivée des premiers chinois en Polynésie française. Il est suivi de quatre interviews de personnalités chinoises ayant marqué la vie économique et sociale du Pays, à savoir : Charles LAUSUN, SOUNAM, Jules WONG et Mélanie TCHONG LEN.
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