- jeudi 2 avril 2015
Jeudi 2 avril 2015. A l'invitation du président de l'assemblée de la Polynésie française, plusieurs membres du Conseil économique, social et culturel (CESC) ont pris place dans l'hémicycle pour suivre les débats relatifs à l'examen du projet de délibération convention Etat/Pays relatif au financement du régime RST.
Parmi les conseillers du CESC, on pouvait noter la présence notamment de la première Vice-présidente Terainui Hamblin-Ellacott, du deuxième Vice-président Makalio Folituu, Tepuanui Snow, Patrick Galenon, Patrick Bagur, Gisèle Teheiura, Florienne Panai, Mahinui Temarii, Atonia Teriinohorai, Mélinda Bodin, Hanny Tehaamatai, et Marc Atiu.
Les grévistes de la CPS ont rempli les tribunes publiques pour assister, dans le calme, à la séance.
S'adressant aux représentants de l'assemblée et aux personnalités présentes, le Président Edouard Fritch a bien précisé les conditions selon lesquelles le projet de convention a été rédigé de manière concertée par l'Etat et le gouvernement. Dans son allocution, il précise que : "Dans la gestion et la conduite du projet de convention du RST, j’ai veillé à ce que les intérêts du pays soient totalement préservés. Je ne suis pas un autonomiste frileux qui abdique devant les souhaits de l’Etat. Je suis un autonomiste plein et entier qui n’a aucun complexe à discuter d’égal à égal avec l’Etat. C’est bien nous, le Tahoeraa Huiraatira, qui avons demandé le retour de l’Etat au financement du RSPF. Dans un partenariat bien compris, mais parce que l’Etat est le bailleur de fonds, il est normal qu’il ait quelques exigences. Tout comme il avait posé des conditions, qui ont été acceptées par le gouvernement de Gaston Flosse, pour l’avance de trésorerie de 5 milliards qui a été débloquée en décembre 2014.
L’intérêt général nous recommande de réformer notre protection sociale généralisée. C’est un des objets de cette convention.
Ce qui sera entrepris en matière de couverture sanitaire et de solidarité servira les besoins des plus défavorisés de notre population. Je m’y attelle. Les réunions de concertation ont démarré.
Je fais en sorte que la réforme engagée soit l’œuvre de l’ensemble de la société polynésienne. Je fais en sorte que la réforme engagée soit utile et efficace ; qu’elle reflète les attentes d’une grande partie de notre population ; qu’elle respecte les capacités contributives de chaque polynésien.
J’ai pris la responsabilité politique de mettre en oeuvre une réforme que tout le monde réclame depuis des années. Oui, c’est une tâche ardue, mais j’ai le courage de la mener.
J’ai le courage d’assumer mes responsabilités, même si toute réforme conduit à un changement. Et, le changement que je prône, c’est celui d’un avenir meilleur et plus équitable pour l’ensemble de nos concitoyens.
C’est pourquoi, je puis vous assurer que la dernière mouture du projet de convention Etat-Pays sur le RST validée par nos deux parties, constitue un bon accord qui préserve pleinement les intérêts du pays d’une part, et qui rassure l’Etat sur nos capacités à pérenniser le RST, d’autre part.".
Après 4 heures de débat, le projet de délibération amendé a été adopté à l'unanimité.
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