- jeudi 9 octobre 2014
Mercredi 8 octobre 2014. Les membres du Conseil économique, social et culturel (CESC) ont accueilli ce matin le Président Edouard FRITCH et l’ensemble des membres de son gouvernement lors d’une séance solennelle instituée dans le cadre d’une rencontre protocolaire.
Dans son discours de bienvenue, le Président Angelo FREBAULT a déclaré : « Nous sommes tous ici honorés de votre présence qui témoigne de l’intérêt que vous portez à notre institution. Je profite également de cette occasion pour vous adresser nos chaleureuses félicitations et vous faire part de notre volonté, toujours renouvelée, de vous accompagner dans ce contexte économique difficile pour redynamiser la Polynésie française et redonner de l’espoir à nos concitoyens… Je suis intimement persuadé que la complémentarité du travail réalisé par nos institutions contribue à la reconstruction de notre pays et au bénéfice premier de la population. Monsieur le Président de la Polynésie française, nous connaissons votre attachement à la concertation, au dialogue et au partenariat entre les pouvoirs publics et les partenaires sociaux.Soyez assuré de notre entière adhésion à cette démarche ! ».
Dans son allocution, le Président Edouard FRITCH a exprimé son attachement au dialogue et à la concertation : « La présence de tout le gouvernement à mes côtés, ce matin, au sein de cette institution, est le signe fort que nous voulons adopter une gouvernance basée sur la concertation, le dialogue et la recherche des meilleures solutions pour le bien-être de nos populations… Le politique seul ne produit pas nécessairement la meilleure des propositions pour notre pays et ses habitants. Vous aussi, acteurs de la vie économique, sociale et culturelle, vous avez vos expériences, vos constats, vos analyses et votre vision. Vous ne vous attardez pas forcément sur les mêmes éléments que nous. L’acteur économique ne s’attarde pas sur les mêmes préoccupations que le politique. L’acteur social ne s’attarde pas sur les mêmes éléments d’intérêt que le chef d’entreprise ou le politique. ».
Dans le cadre de la crise économique et des grands projets d’aménagement à réaliser, il a évoqué le problème du coût de la main-d’œuvre locale : « J’affirme et je l’ai écrit dans mon « manifeste pour la dignité » qu’il y a réellement un problème de compétitivité économique dans notre pays dû notamment, au coût important de la main d’œuvre en Polynésie française. Ne vous méprenez pas. Je n’ai pas dit que le smig est trop élevé. Je dis que le coût global du travail est élevé…. J’ai demandé au ministre du travail d’amorcer la réflexion, avec vous en concertation tripartite, sur la question de la cherté de la main d’œuvre en Polynésie française et les remèdes possibles à cette réalité handicapante pour notre économie. ».
S’agissant du projet Mahana Beach, il poursuivra ainsi : « J’ai également affirmé que je souhaite établir de la transparence dans la mise en œuvre des grands projets qui intéressent notre pays. C’est le cas pour le projet Mahana Beach. A cet égard, je mettrai en place un Comité de suivi du projet Mahana Beach, dans lequel le président du CESC sera un des membres ; dans lequel il y aura les représentants des groupes politiques présents à l’Assemblée de la Polynésie française. C’est cela aussi ma conception de la transparence. Ce comité ne s’immiscera pas dans la gestion du projet. Il aura pour seul but de s’assurer que les opérations vont dans le sens de l’intérêt de notre Pays et de sa population. ».
Les membres du CESC ont applaudi le Président de la Polynésie française et les membres du gouvernement pour exprimer leur satisfaction sur la gouvernance que souhaite adopter le pouvoir exécutif.
Devant faire face à leurs obligations, notamment pour tenir le conseil des ministres, une seconde rencontre sera programmée prochainement avec le Président FRITCH et les membres du gouvernement pour échanger sur des sujets particuliers qui interpellent les conseillers du CESC.























