JEUDI 11 AOÛT 2011
ÉCLOSERIE DE ‘RORI’ AUX TUAMOTU
La Présidente Raymonde RAOULX a reçu hier après-midi messieurs Alain CHAVES, Gérald TERIIEROOITERAI, et Max TERIIEROOITERAI venus lui présenter le projet d’investissement qu’ils ambitionnent. La société CMAQ (Compagnie Maohi pour l’Aquaculture) qu’ils sont en voie de constituer sera composée uniquement d’investisseurs polynésiens.
De gauche à droite : M. Alain CHAVES, Mme RAOULX, M. Max TERIIEROOITERAI, M. Gérald TERIIEROOITERAI
En gestation depuis une quinzaine d’années, ce projet a fait l’objet d’études approfondies, de recherches, et de visites de sites d’exploitation, notamment aux Iles Kiribati et au Vanuatu.
Le projet consiste en l’exploitation de fermes d’élevage en milieu contrôlé d’holothuries (concombres ou bêches de mer, appelés rori en langue tahitienne), de langoustes, de crabes et de poissons. L’objectif vise l’exportation de produits de la mer vers le marché asiatique principalement (Hong Kong, Taiwan, Singapour), mais aussi vers l’Amérique du nord. La clientèle ciblée est essentiellement asiatique d’origine chinoise, clientèle traditionnellement avide et grande consommatrice d’holothuries notamment.
L’holothurie sera la première espèce animale qui sera produite par la société dans sa phase de lancement. Pour ce faire, les techniciens de la société ont mis au point un processus novateur de reproduction en écloserie. L’activité d’écloserie et d’élevage se fera uniquement en milieu marin, et non en bassin pour éviter le développement de maladies infectieuses et garantir un produit de grande qualité.
Ce type d’exploitation en milieu contrôlé, encore très rare sur le plan mondial, vise à protéger les ressources naturelles existantes et les écosystèmes des sites exploités. Seuls les géniteurs seront prélevés en milieu naturel. Une seule femelle peut pondre plus de 5 millions d’œufs.
Pour répondre à une demande mondiale sans cesse croissante en holothuries, de nombreux pays exportateurs ont littéralement vidés leurs lagons, sans prendre les mesures nécessaires en matière de gestion, de suivi et de comptage des ressources. Les études et statistiques montrent une surexploitation inquiétante, notamment aux Galapagos, en Indonésie, aux Philippines, en Malaisie, en Papouasie Nouvelle Guinée, aux Iles Salomon, en Nouvelle-Calédonie, en Australie, en Égypte, à Madagascar et aux Iles Kiribati. Il faut espérer que la Polynésie française ne suivra pas la même voie.
La société CMAQ souhaite installer sa première écloserie sur l’atoll domanial d’Anuanuraro aux Gambier qui possède de nombreux atouts : isolement, qualité environnementale exceptionnelle, 600 Ha de lagon. Dans cette perspective, elle sollicitera une concession maritime d’une centaine d’hectares dans sa phase de lancement, et une parcelle de terre de 3.000 m² pour créer la zone de vie des exploitants.
L’investissement s’élèvera à environ 50 à 80 millions de francs pacifiques sur les quatre premières années d’exploitation et génèrera la création de 5 emplois dès la première année. Lors de la troisième année d’exploitation, la récolte des holothuries nécessitera la création de 20 emplois par l’embauche de plongeurs, de manœuvres, et de pilotes de bateau. Le financement sera réalisé sur fonds propres.
Madame RAOULX adhère à ce projet qui va dans le sens du développement durable et n’a pas manqué de féliciter et d’encourager les investisseurs à concrétiser leur projet.
Après avoir rencontré le ministre Jacky BRYANT, ils présenteront leur projet au ministre Temauri FOSTER

La Présidente Raymonde RAOULX a reçu messieurs Alain CHAVES, Gérald TERIIEROOITERAI, et Max TERIIEROOITERAI venus lui présenter le projet d’investissement qu’ils ambitionnent. La société CMAQ (Compagnie Maohi pour l’Aquaculture) qu’ils sont en voie de constituer sera composée uniquement d’investisseurs polynésiens.

De gauche à droite : M. Alain CHAVES, Mme RAOULX, M. Max TERIIEROOITERAI, M. Gérald TERIIEROOITERAI

En gestation depuis une quinzaine d’années, ce projet a fait l’objet d’études approfondies, de recherches, et de visites de sites d’exploitation, notamment aux Iles Kiribati et au Vanuatu.

Le projet consiste en l’exploitation de fermes d’élevage en milieu contrôlé d’holothuries (concombres ou bêches de mer, appelés rori en langue tahitienne), de langoustes, de crabes et de poissons. L’objectif vise l’exportation de produits de la mer vers le marché asiatique principalement (Hong Kong, Taiwan, Singapour), mais aussi vers l’Amérique du nord. La clientèle ciblée est essentiellement asiatique d’origine chinoise, clientèle traditionnellement avide et grande consommatrice d’holothuries notamment.

L’holothurie sera la première espèce animale qui sera produite par la société dans sa phase de lancement. Pour ce faire, les techniciens de la société ont mis au point un processus novateur de reproduction en écloserie. L’activité d’écloserie et d’élevage se fera uniquement en milieu marin, et non en bassin pour éviter le développement de maladies infectieuses et garantir un produit de grande qualité.

Ce type d’exploitation en milieu contrôlé, encore très rare sur le plan mondial, vise à protéger les ressources naturelles existantes et les écosystèmes des sites exploités. Seuls les géniteurs seront prélevés en milieu naturel. Une seule femelle peut pondre plus de 5 millions d’œufs.

Pour répondre à une demande mondiale sans cesse croissante en holothuries, de nombreux pays exportateurs ont littéralement vidés leurs lagons, sans prendre les mesures nécessaires en matière de gestion, de suivi et de comptage des ressources. Les études et statistiques montrent une surexploitation inquiétante, notamment aux Galapagos, en Indonésie, aux Philippines, en Malaisie, en Papouasie Nouvelle Guinée, aux Iles Salomon, en Nouvelle-Calédonie, en Australie, en Égypte, à Madagascar et aux Iles Kiribati. Il faut espérer que la Polynésie française ne suivra pas la même voie.

La société CMAQ souhaite installer sa première écloserie sur l’atoll domanial d’Anuanuraro aux Gambier qui possède de nombreux atouts : isolement, qualité environnementale exceptionnelle, 600 Ha de lagon. Dans cette perspective, elle sollicitera une concession maritime d’une centaine d’hectares dans sa phase de lancement, et une parcelle de terre de 3.000 m² pour créer la zone de vie des exploitants.

L’investissement s’élèvera à environ 50 à 80 millions de francs pacifiques sur les quatre premières années d’exploitation et génèrera la création de 5 emplois dès la première année. Lors de la troisième année d’exploitation, la récolte des holothuries nécessitera la création de 20 emplois par l’embauche de plongeurs, de manœuvres, et de pilotes de bateau. Le financement sera réalisé sur fonds propres.

Madame RAOULX adhère à ce projet qui va dans le sens du développement durable et n’a pas manqué de féliciter et d’encourager les investisseurs à concrétiser leur projet.

Après avoir rencontré le ministre Jacky BRYANT, ils présenteront leur projet au ministre Temauri FOSTER