- mercredi 5 avril 2017
À l’occasion d’une rencontre protocolaire, le président du Conseil économique, social et culturel (CESC), Winiki SAGE, accompagné de Judy MATA, membre du bureau du CESC et représentante du secteur artisanal et culturel des îles Tuamotu et Gambier, a reçu en fin de journée le président du CIVEN (comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires) Alain CHRISTNACHT.
Avant d’être reçu au CESC, le président du CIVEN a d’abord rencontré les associations Moruroa E Tatou, Tamarii Moruroa et 193. Winiki SAGE n’a pas manqué de préciser à son hôte qu’il représente au CESC la fédération des associations de l’environnement « Te Ora Naho » (FAPE), ainsi que les associations Moruroa E Tatou et Tamarii Moruroa.
La discussion s’est naturellement focalisée sur la nouvelle loi Morin et le CIVEN.
Au regard du peu de dossiers d’indemnisations enregistrés en Polynésie française, Alain CHRISTNACHT pense que des pistes peuvent être étudiées pour gommer les inégalités issues de l’application de la loi :
- Introduire une disposition de durée de séjour minimale des personnes sur le territoire ;
- Ouvrir une antenne du CIVEN en Polynésie française qui sera chargée de réceptionner les dossiers de demande d’indemnisations.
Le Président Winiki SAGE estime qu’ « il y a une vraie attente des travailleurs et de toute la population sur l’efficacité de la nouvelle loi Morin. Le Pays doit construire avec l’État et l’armée des relations transparentes et dignes. Il y a eu un véritable traumatisme au sein d’une partie de la population, et aujourd’hui avec la déclaration du Président François HOLLANDE reconnaissant le fait nucléaire, c’est un acte historique qu’elle apprécie à sa juste valeur. Cette reconnaissance devrait faciliter les démarches avec l’armée si l’on considère qu’elle est aussi un employeur qui n’a pas pris toutes les mesures nécessaires pour protéger ses employés, et la population. ».
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