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Rapport synthétique de la Conférence des 40 ans du CESC

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Bilan de mandature 2009-2013

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Avis N° 2016/47

Débat de société relatif au développement de l’hydroélectricité en Polynésie française

Commission Economie

Avis réservé

Rendu le 21/01/2016

Résumé

3-1 Le choix d’augmenter la part de l’hydroélectricité dans le « mix énergétique »
 Une politique de relance des projets hydroélectriques
Selon le gouvernement, l’hydroélectricité apparaît comme la solution la plus viable et réaliste à court-terme sur l’île de Tahiti, à Raiatea et aux Marquises pour répondre à l’augmentation maitrisée de la consommation d’électricité en tenant compte des exigences en matière de puissance garantie, de disponibilité, de stockage et de coûts de production.
Le Schéma des Principes Directeurs du Développement de l’Hydroélectricité en Polynésie française en cours de finalisation a notamment pour vocation de cadrer le processus de sélection, d’étude, de réalisation et de suivi nécessaire à l’implantation des infrastructures.
L’hydroélectricité serait en effet la technologie la mieux à même de remplacer à court-terme la production d’électricité d’origine thermique à un moindre coût de production. Dans le contexte actuel, les autres énergies renouvelables s’avèreraient pour l’instant plus onéreuses. L’utilisation de certaines technologies telles que l’énergie photovoltaïque atteindrait ses limites en termes de stockage et présenterait le risque de déstabiliser le réseau électrique.
Pour autant, le gouvernement entend poursuivre le développement des autres énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Polynésie française. Dans les archipels éloignés, il est prévu notamment d’étendre des programmes énergétiques favorisant les installations de centrales hybrides (solaire et thermique) qui permettraient de réduire la dépendance énergétique.
Des modes de production plus innovants ne seraient pas encore parfaitement opérationnels et devraient faire l’objet de projets pilotes à venir (ex : centrale houlomotrice).
Le CESC regrette que le projet de climatisation en eau profonde (SWAC ) de l’hôpital du Taaone n’ait toujours pas vu le jour. Il souligne que ce dispositif contribuerait à faire des économies d’énergies substantielles et à réduire la facture énergétique. Le CESC préconise que cette technologie soit étendue et développée en Polynésie française.
L’objectif fixé visant à atteindre 50% d’énergies renouvelables dans la production électrique d’ici 2020 apparaît compromis si aucun projet de développement de l’hydroélectricité ne voit le jour rapidement.
Parallèlement, le CESC constate que la problématique du remplacement nécessaire et imminent de plusieurs groupes de la centrale thermique de la Punaruu implique des choix et des décisions à prendre sans plus tarder.
 Des points de vue divergents sur les conditions de développement de l’hydroélectricité
Dans une approche qui se veut pragmatique, la réalisation d’une centrale suffisamment puissante serait la solution envisagée par le gouvernement pour mieux répondre aux besoins de consommation actuels, en facilitant notamment le contrôle et la limitation des impacts sur l’environnement.
La vallée de la Vai’iha, entre Hitia’a et Faaone, est un site privilégié par le gouvernement pour l’installation d’une prochaine unité de production en raison de ses caractéristiques géographiques et de son potentiel hydrologique.
Si une large part des acteurs de l’énergie se rejoignent sur le principe de développer l’hydroélectricité, le CESC constate que les points de vue divergent quant aux conditions de mise en œuvre et en particulier, concernant la taille des installations de production à prévoir, leurs puissances et les sites géographiques à retenir.
Plusieurs associations de riverains et de protection de l’environnement s’opposent plus clairement à l’installation d’ouvrages de production d’énergie hydroélectrique de grande envergure en Polynésie française en raison principalement de leurs impacts sur l’équilibre et la continuité écologiques des cours d’eau et des vallées. Elles seraient favorables à des petites unités de production dites au fil de l’eau (ex : archipel des Marquises) et à d’autres technologies telles que la biomasse, le photovoltaïque, l’éolien, etc.
Le CESC préconise au préalable qu’une liste exhaustive des cours d’eau présentant les meilleures conditions pour accueillir des installations de production hydroélectrique soit établie et que des études d’impacts soient réalisées sur ces sites.
Un classement des cours d’eau présentant un potentiel hydroélectrique serait en cours d’élaboration mais n’a pas encore été porté à la connaissance du public.
3-2 Les impacts des installations hydroélectriques sur l’environnement et les réticences d’une partie de la population
Le CESC considère que la préservation de l’environnement est un enjeu majeur qui doit nécessairement être pris en compte pour réussir la transition énergétique voulue par le Pays.
Les installations d’ouvrages de production d’énergie hydroélectrique ont des impacts incontestables sur l’équilibre et la continuité écologiques des cours d’eau et des vallées. Elles entraînent des perturbations des écosystèmes et différentes menaces pour l’environnement (ex : menaces d’espèces animales et végétales, introduction d’espèces envahissantes, baisse de fertilité des terres en aval, pollutions, dégradations et disparitions de sites historiques et archéologiques, etc.).
Ces menaces ont légitimement alimenté des oppositions de la part de certaines associations et fédérations de riverains et de protection de l’environnement dans plusieurs vallées.
L’installation de tels ouvrages nécessitent certes, une emprise foncière relativement limitée. Une partie des ouvrages (tuyaux) serait en outre, installée sur les servitudes de curage, dépendance du domaine public fluvial de la Polynésie française. Malgré cette solution, la question foncière demeure un sujet sensible pouvant entraîner de vives contestations sociales et des blocages.
Un modèle de petites unités dispersées à base d’énergie renouvelables réclamerait un besoin en emprise foncière moins conséquent et serait de nature à moins perturber l’équilibre naturel et écologique des vallées et cours d’eau concernés.
Par conséquent, le CESC préconise que toutes les voies soient explorées afin d’éviter le recours à des opérations d’expropriations pour cause d’utilité publique très mal vécues par les riverains propriétaires fonciers. Il propose notamment d’étudier la possibilité de mettre en place des concessions qui permettraient aux propriétaires de conserver leurs droits de propriété et d’être parties prenantes aux projets.
Il recommande que les dégradations prévisibles du patrimoine naturel et culturel soient appréciées afin de mieux éclairer les choix sur les vallées qu’il convient de privilégier.
Des mesures de réduction des impacts ainsi que des mesures compensatoires de conservation et de restauration sont indispensables, en intégrant l’ensemble des acteurs locaux tout au long du processus de décision et de réalisation.
3-3 Les besoins d’intégrer l’ensemble des acteurs concernés dans le processus de décision et de réalisation de nouveaux projets
Le CESC relève que le consensus et l’acceptation sociale sont des lignes de conduite que veut se donner le gouvernement au cours du processus de décision pour favoriser le développement de l’hydroélectricité.
Le plan de transition énergétique prévoit d’ailleurs que le processus décisionnel soit équitable et transparent en prenant comme fondement la reconnaissance et la protection des droits existants des populations locales.
Cette volonté se traduirait notamment par la mise en place d’un Comité de Suivi et de Surveillance dont les missions seraient d’informer et de participer au processus de décision dès la phase de conceptualisation, d’assurer le suivi des décisions prises et de préconiser des mesures de facilitation.
Le CESC considère que l’expérience passée mérite d’être discutée pour rassurer les riverains et associations de protection de l’environnement. Ce retour d’expérience doit être mis à profit et doit permettre d’apprécier les impacts négatifs pour ne pas commettre les mêmes erreurs.
Les retombées économiques et sociales positives pour les communes concernées doivent également être appréciées et valorisées.
Il conviendra de s’assurer que les engagements pris seront respectés par toutes les parties prenantes. Les dispositifs et les promesses politiques doivent revêtir la force de la contrainte sous la forme d’engagements fermes et solennels (exemple : cahier des charges). Toute violation grave devrait entraîner l’arrêt des opérations projetées.
Il est indispensable de mieux informer les populations et de les intégrer dans toutes les phases du processus de décision et de réalisation des projets envisagés.
3-4 Vers une approche intégrée du développement de l’hydroélectricité
Le CESC considère que le développement de l’hydroélectricité ne doit pas générer des conflits d'usage non-maîtrisés dommageables pour le développement d’autres activités économiques, sociales et culturelles, notamment le tourisme écologique et culturel.
Il rappelle au passage que la Polynésie française se veut être une « destination socio-environnementale durable » . Cela implique une vigilance constante afin de s’assurer de la préservation de son patrimoine commun.
Le CESC préconise que l’implantation d’installations hydroélectriques dans les vallées fasse partie intégrante d’un ensemble de projets d’aménagement des vallées. Elle doit ouvrir de nouvelles perspectives et des opportunités vers des projets de développement durable qui intègrent à la fois les dimensions économique, sociale, culturelle et environnementale (ex : éco-tourisme, agriculture raisonnée, etc.).
Une telle approche doit favoriser la concertation, la participation et l’implication de l’ensemble des acteurs publics et privés au développement.
Dans les îles éloignées qui ne disposent pas de potentiel hydroélectrique, le développement des installations de « centrales hybrides » (solaire et thermique) permettant de réduire la dépendance aux hydrocarbures doit être poursuivi.

Documents Liés :

Avis
avis n°47-2016.pdf


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